Influence des paramètres environnementaux sur les observations et la structure sociale de la population de baleines à bosse (Megaptera novaeangliae) du canal de Sainte Marie, Madagascar

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La distribution des espèces est connue pour être conditionnée par des paramètres environnementa ux et sociaux. Le présent rapport étudie l’influence des paramètres environnementaux sur la fréquence des observations des baleines à bosse ( Megaptera novaeangliae ) qui viennent dans les eaux du canal de Sainte Marie (Madagascar) pendant la période de reproduction. L’étude se concentre également sur la structure sociale de l’espèce, et tente de savoir si les différents types de groupes sociaux présentent une préférence pour des conditions abiotiques particulières. Quatre paramètres environnementaux ont été testés : la force du vent, l’état du ciel, la température de surface et le cycle lunaire. Il en ressort qu’un vent fort et un ciel ombragé induit une diminution d’abondance des baleine s, qui est à relier avec une détection réduite de l’observateur lors de conditions météor ologiques difficiles. Les différents types de groupes sociaux présentent quant à eux une distribution relativement similaire, qui traduirai t soit d’une exigence individuelle propre à l’espèce, soit d’avantages sociaux à se fréquenter dans le s mêmes eaux. C ette étude témoigne par ailleurs de l’importance du canal de Sainte Marie pour la période de reproduction de l’espèce. Les groupes constitués d’un baleineau peuvent être l es seuls groupes réellement discutables, et peuvent être très abondamment observés lors de certaines c onditions abiotiques. Ces dernières sont ainsi supposées comme étant favorables pour le développement et la protection des baleineaux.

Rapport d'activité 2013

 Rapport d'activité | |    

La saison 2013 n’aurait pas pu être mené e à bien sans l’aide et la participation de nombreux acteurs nationaux et internationaux. Toute l’équipe de Cétamada tiens à remercier to utes les personnes et organismes qui nous ont soutenu, de près ou de loin, dans la réalisation des actions pour la conservation de ce formidable patrimoine marin que possède Madagascar.

Analyse des observations de la population C3 de baleines à bosse (Megaptera novaeangliae) dans le canal de Sainte Marie (Nord-Est de Madagascar)

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La baleine à bosse est une espèce de Mysticètes migratrice et séjourne dans les eaux malgaches pendant leur période de reproduction et de mise bas. Le canal de Sainte Marie est une zone d’observation touristique importante de la population C 3 de baleine s à bosse dans l’Océan Indien . Cette population de mammifères marins est encore méconnue et l’étude de sa structure, des zones d’observation et de fréquentation permet trait d’établir une stratégie pour leur conservation. L’échantillonnag e sur embarcations touristiques a permis d’obtenir les points GPS d’observation, les types de groupes, le nombre d’individus observés et les paramètr es environnementaux , en suivant des protocoles d’observations et d’approches touristiques. Au total , 1606 touristes ont observ é les baleines à bosse à Sainte Marie en 2011 et 2012, ce qui a permis de f aire 559 h eures d’échantillonnage. En tout, 1609 baleines à bosse ont été enregistrées . Elles montr ent une régularité dans leur mode de répartition dans le canal et leur structure sociale. La fréquence de leur observation ne présente pas de variation temporelle et spatiale même si elles sont réparties dans di fférentes profondeurs. Cette étude pourrait être adaptée sur toutes les zones de passage des baleines à bosse où sont présentesdes activités touristiques et elle permettrait de faire un suivi global des populations sur plusieurs années .

Rapport de l’échouage d’une baleine à bosse (Megaptera novaeangliae) Plage de Vavate, côte Sud- Est de l’Ile Sainte Marie Madagascar

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Rapport sur l’Etat de l’Environnement à Madagascar 2012 - CHAPITRE 6 : ENVIRONNEMENT MARIN ET COTIER

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La définition de la zone côtière et marine utilisée dans ce document est celle donnée dans le décret 20108137 du 23 mars 2010, portant réglementation de la gestion intégrée des zones côtières et marines de Madagascar, article 2 : alinéa 6 et article 3. La zone côtière ou littorale est un espace géographique portant à la fois sur la partie maritime et la partie terrestre du rivage, et intégrant les étangs salés et les zones humides en contact avec la mer. Cet espace inclut la limite extérieure de la mer territoriale ainsi que le domaine public maritime et le territoire des communes riveraines des mers et océans. La zone côtière peut être étendue, selon des nécessités locales spécifiques de nature économique et/ou écologique, aux collectivités loca les contiguës, aux communes riveraines des mers et océans ainsi qu’aux collectivités river aines des estuaires et deltas situés en aval de la limite de salure des eaux

Observation of humpback whales’ population in Sainte Marie Island, Madagascar – Data collected from whale - whatching boat.

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Humpback whale lives in Madagascar coastal water during their breeding and calving period. Sainte Marie channel is an important concentration area to C3 population and first place for whale watching activities in the Indian Ocean. Partnership was established since 2009 between Cétamada association, eco volunteer and promoter whale - watching trip hotel. Objectives ar e to manage whale - watching trip, to promote environmental education and to collect scientific data. Data were collected using touristic observations and approaches. Data analysis allows studying structure, distribution and attendance areas of this populati on, an important means of establ ishing a conservation strategy i n this area. This sampling method allows collecting GPS coordinates, number and group types, and individual number observed. Work performed with one Cétamada partner in 2011 and 2012 , using database online (Cetanet .org ) showed th e following: 1606 tourists participated to whale watching trip, which allowed making 559 hours of sampling. In total, 1609 humpback whales were recorded. Distribution and social structure of C3 population are regular in this channel. Observation frequency shows no temporal and spatial variation although population is located in varying depths. This study could be adapted in some areas in Madagascar where touristic activities are associated in humpback whales. This participative method enable to conduct, loc al population, touristic actors and tourist to protect and to conserve marine wildlife. It would help to understand characteristic and to study population modelling in different area.

Contribution à la révision de la diversité des algues du Nord de Madagascar

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Les algues de Madagascar sont mal connues et très peu d’espèces ont été recensées jusqu’à aujourd’hui. Ainsi seules 308 espèces (47 Phaeophyceae, 62 Chlorphyceae, 199 Rhodophyceae, Guiry et Guiry 2012) sont connues pour tout Madagascar alors qu’à titre de comparaison et d’exemple 435 espèces sont connues de l’île Maurice (Bolton et al. 2012), dont la longueur de côte est très largement inférieure et la situation géographique beaucoup plus isolée. Les algues sont un élément écologiquement essentiel des écosystèmes coralliens. Par exemple les espèces du genre d’algue brune Sargassum (Phaeophyceae) forment des forêts sous-marines qui constituent un habitat clef pour de nombreuses espèces de poissons (ex. nurseries) et d’invertébrés marins. Les corall ines sont des algues rouges calcaires (Rhodophyta) indispensables à la construction de l’ édifice corallien, on leur accorde souvent le rôle de « ciment » du récif. Les espèces de l’al gue verte Halimeda (Chlorophyceae) construisent un squelette calcaire qui à la mort de l’algue participe à la formation du sable. Connaître la diversité et le type d’habitat auquel elle est associée est un élément indispensable à la protection de la biodiversité. D’autre part, dans de nombreux pays, les algues représentent une source de nourriture et/ou sont utilisées pour des applications industrielles (alginates, agar-agar, carragènanes) ou comme fertilisants. Elles représentent de manière générale un potentiel économique non négligeable qu’il est impossible d’évaluer sans connaître la diversité existante. L’objectif principal du projet est de contribuer à la connaissance de diversité spécifique des algues du Nord de Madagascar et d’analyser leur distribution en fonction des types d’habitats côtiers marins.

Rapport d'activité 2011

 Rapport d'activité | |    

L’écotourisme baleinier se développe sur l’île Sainte- Marie d epuis une vingtaine d’années. Aujourd’hui, c’est la principale activité touristique de l’île. Les autres sites d’observations à Madagascar n’ont été explorés que récemment. Cet écotourisme a permis d’entreprendre un projet communautaire piloté par CétaMad a qui englobe l es activités sociales et sci entifiques sur l’ensemble des sites autour desquels les Mammifère s Marins sont présents à Madagascar . Il s’agit d’instaurer des pratiques efficaces et durables auprès des comm unautés côtières . Ce rapport reprend les volets essentiels du projet : - Tourisme responsable - Artisanat (développement des produits d’artisanat et alternatives socio - économiques) - Education environnementale - Recherche scientifique

Distribution et abondance de la mégafaune marine dans le sud-ouest de l’océan Indien tropical

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Ce projet est le deuxième volet d’un programme de q uatre campagnes de cartographie de la diversité et de la densité de mégafaune pélagique dans la ZEE française d’outre-mer par observation aérienne. Il n’a été rendu possible que par l’actio n de nombreuses institutions et personnes que nous souhaitons remercier ici. Le Ministère chargé de l’Environnement (Ministère d e l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de la Mer, MEEDDM) et l’Agence des aires marines protégées, AAMP ont assuré la totalité du financement du projet. La Commission de l’océan Indien et les gouvernement s des Etats membres (Comores, France-La Réunion, Madagascar, Maurice, Seychelles), le Minis tère des Affaires Etrangères et Européennes, les Ambassades de France à Madagascar, Maurice et les S eychelles, la Préfecture des Terres Australes et Antarctiques Françaises ont grandement facilité les contacts avec les administrations concernées notamment pour l’obtention des autorisations nécess aires à ce type de mission. Les administrations en charge de l’aviation civile aux Comores, à Madagascar, à Maurice, à Mayotte, à la Réunion et aux Seychelles ont aidé à la réalis ation des vols aux plans logistiques et administrat ifs. L’Office National de la Chasse et de la Faune Sauva ge et la Collectivité Départementale de Mayotte, ainsi que les organisations non gouvernementales Ce taMada à Madagascar, Globice à la Réunion, Mauritius Marine Conservation Society à Maurice, Megaptera, les Naturalistes de Mayotte et la Wildlife Conservation Society , ont largement contribué à la réussite du projet p ar la mise à disposition d’observateurs expérimentés et par leur aide logistique dans les d ifférentes régions concernées.

Rapport d'activité 2014

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Les membres du conseil d’administration et le bureau exécutif de l’association Cétamada reme rcient tous les partenaires : opérateurs hôteliers, centre de recherche, universités, organismes nationaux et in ternationaux pour leur soutien ; les écovolontaires bénévoles et les stagiaires pour leur implication dans la réalisation des acti ons pour la conservation de ce patrimoine marin que possède Madagascar. Nos vifs remerciements sont adressés surtout à l’Ambassade de Suisse de Madagascar et à la fondation Les Papillons du ciel qui ont financés les projets de l’association en 2014. La saison 2014 n’aurait pas pu être mené e à bien sans votre aide et votre participation active.

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